Numérique à l’école : les questions pour ne pas se tromper

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Tableau noir, tableau vert, projecteurs de diapositives, rétroprojecteurs, tableau Velleda, téléviseur avec magnétoscope ou lecteur DVD, vidéoprojecteurs,… La liste de « tableaux » est longue pour l’accès à la connaissance à l’école ! Mais aujourd’hui, ces termes sont presque tous oubliés. On nous parle de TBI, de VPI, de DMI ou encore d’ENI… Mais que se cache-t-il derrière ces sigles ? Et quelles questions se poser pour choisir la bonne solution ?

Des solutions…

VPI, TBI, DMI, ENI,… Identifions ces matériels, leur technologie, et essayons d’y voir un peu plus clair pour faire le bon choix.

  • VPI : le vidéoprojecteur interactif
    Il s’agit d’un vidéoprojecteur à très courte focale (en clair, la mise au point se fait tout en étant extrêmement proche de la surface de projection) qui s’installe au-dessus de votre tableau blanc et projette une image transmise par votre ordinateur. Tout est contrôlable directement à partir de la surface de projection, grâce à un stylet. Mais cela n’est possible que grâce à un logiciel spécifique, fourni par le fabricant, qu’il vous faudra installer sur votre ordinateur.
  • TBI : le tableau blanc interactif
    Concrètement, il s’agit d’un vidéoprojecteur classique qui projette sur une surface spécifique. C’est le tableau sur lequel est projeté l’image qui, relié à un ordinateur, capte directement les mouvements du stylet ou du doigt.
  • DMI : le dispositif mobile interactif
    Cette solution porte bien son nom ! Ce dispositif rend n’importe quelle surface interactive (mur, tableau,…), simplement en y fixant un petit appareil qui contient la technologie de captage du stylet ou du doigt. Bien sûr, ce dispositif doit également être branché à un ordinateur avec le logiciel adapté.
  • ENI : l’écran numérique interactif
    En résumé, il s’agit d’une « tablette géante » ! C’est un écran dans lequel est intégré un ordinateur avec tous les logiciels nécessaires à une utilisation optimale, et gérant seul la technologie de positionnement du doigt ou du stylet.

Mais alors, comment faire le bon choix parmi ces solutions diverses ?

Des questions à se poser…

  • Le dispositif devra-t-il changer de place ?
    Si la réponse est positive, deux possibilités s’offrent à vous : l’ENI (l’écran numérique interactif) ou les DMI (dispositifs mobiles interactifs). Mais attention ! Chacune de ces solutions a ses inconvénients… L’ENI devra être sur roulettes pour un déplacement libre, mais cela implique qu’il ne faut pas envisager de le déplacer dans les escaliers ! Les DMI, quant à eux, doivent être recalibrés entre chaque utilisation. Si le dispositif bouge (choc, vibration,…), le stylet n’écrira plus où il devrait. De plus, notez bien que l’installation peut rapidement prendre plusieurs minutes (allumer l’ordinateur, connecter, disposer le vidéoprojecteur, calibrer le dispositif,…).
  • Faudra-t-il retirer les anciens tableaux « traditionnels » ?
    En fonction de votre choix, il faudra bien sûr enlever les matériels précédemment installés. Cependant, le VPI (vidéoprojecteur interactif), ainsi que les DMI, vous permettront de réutiliser le tableau blanc traditionnel déjà installé. Notez qu’il faudra néanmoins vérifier que ce tableau n’est pas trop brillant ; en effet, cela risquerait de fatiguer les yeux des élèves. Un nouveau tableau blanc mat, ou une couverture avec un film adapté sera alors à envisager.
  • Quels éléments pratiques faut-il prendre en compte ?
    Quelle taille ? Quel logiciel spécifique en fonction de mon besoin ? Quelle réactivité ? Concernant la taille de l’écran : les fournisseurs du Cèdre sont là pour vous conseiller. Notez simplement que, généralement, un écran interactif de 70 pouces permet à un élève de voir les informations à 5,3m, et un écran de 84 pouces, jusqu’à 6,4m. Il ne suffit plus qu’à mesurer la salle, afin de définir la distance de lisibilité !
    Concernant les logiciels, chaque solution vous apporte toute une suite logicielle pour exploiter toutes les capacités du matériel, en fonction de votre besoin. Ces logiciels sont différents, et mieux vaut bien se renseigner et s’accorder sur vos besoins avant tout investissement !
    Concernant la réactivité (le temps de réponse entre le toucher du stylet ou du doigt et l’écriture sur le tableau), l’ENI reste devant, suivi par le TBI, puis par le VPI et les DMI.
  • Quel budget ?
    Il est évident que le budget est un facteur clef dans la décision d’investissement dans ce type de matériel. De prime abord, l’ENI est la solution la plus onéreuse, suivi par le TBI, puis par le VPI. Cependant, on se rend vite compte que le TBI et l’ENI deviennent les solutions les plus économiques sur le long terme. En effet, outre leurs qualités supérieures au VPI et au DMI (qualité d’image, auto-calibrage, pas de maintenance,…), le TBI et l’ENI, sur le long terme, sont plus intéressants financièrement. Prenons l’exemple d’un ENI à 4 000€ en comparaison d’un VPI à 2 000€. Il faut noter qu’un vidéoprojecteur dure en moyenne 3 à 4 ans, alors qu’un ENI dure autour de 10 ans, sans VP ou VPi à remplacer. De plus, il faudra réinvestir 2 000€ pour un VPI tous les 3 ans, alors qu’il suffira de réinvestir 400€ environ tous les 3 ans pour une vidéoprojecteur traditionnel pour le TBI.

En bref, n’hésitez pas à prendre le temps de réfléchir à vos besoins et à l’utilisation que vous ferez de ces matériels avant de vous lancer. Vos fournisseurs référencés et le Cèdre sont à votre disposition pour tout conseil et accompagnement sur ce sujet !

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