Buanderie : le RABC ou comment maîtriser les risques d’hygiène

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Basée sur la norme NF EN 14065, la certification RABC (Risk Analysis Bio-contamination Control) permet aux établissements de maîtriser les risques d’infections nosocomiales par des articles mal nettoyés. En effet, 20% de ces infections se transmettent par le biais du textile… il est donc intéressant de se renseigner sur cette démarche qui vous évitera de vous mettre dans de beaux draps !

La norme RABC, qu’est-ce que c’est ?

Nous remarquons qu’à ce jour des maladies, que nous pensions maîtrisées, refont surface et que les germes deviennent de plus en plus résistants face aux traitements.
Le système RABC a pour objectif d’analyser et de maîtriser les risques de contamination dans le circuit du linge (air – eau- mains – surfaces), et donc de garantir une qualité microbiologique optimale, depuis la collecte des articles jusqu’à leur livraison. Cette norme, non obligatoire, est cependant incontournable : le chef d’établissement est responsable en cas de problème d’infection liée au linge utilisé dans sa structure. En respectant la norme RABC, il est prouvé que le linge traité sera en dessous du seuil pathogène d’un textile, soit moins de 12 UFC (Unités Formant Colonies correspondant au dénombrement microbiologique des bactéries vivantes dans un solide).

Le RABC s’axe autour de 7 principes (identiques à ceux de l’HACCP) :
– identifier les dangers microbiologiques ;
– déterminer les points de maîtrise ;
– établir les niveaux de limite de tolérance ;
– mettre en place une surveillance ;
– assurer des actions correctives ;
– surveiller le système RABC ;
– mettre en place une documentation des risques rencontrés et des solutions proposées.

Concrètement, comment respecter la norme RABC ?

Le linge sale peut être un bon vecteur de contamination, en étant trop longtemps entreposé, humide, mal décontaminé (température ou produits de traitement inadaptés) et/ou recontaminé en rentrant en contact avec des mains ou des matériels porteurs de bactéries. Afin de lutter contre les infections, il faut commencer par faire de la prévention, et cela commence par une bonne hygiène.
L’aménagement des locaux où est traité le linge représente la base logique d’une hygiène de qualité. Ainsi, une séparation physique matérialisée par des zones « linge sale » et « linge propre », équipées de matériels spécifiques comme des « laveuses barrières » (ou « lave-linge traversants« ), est recommandée. Si de tels types de machines ne peuvent être installés pour assurer le passage sécurisé d’une zone à l’autre, il existe la possibilité d’aménager une pièce sas dans laquelle sera lavé le linge sale avant de passer en zone « linge propre ».
Les points de maîtrise sont à surveiller constamment. La vigilance est généralement portée sur la durée de stockage et de séchage, les conditions de stockage du linge (sale – propre humide – propre sec), la qualité du lavage (température, produits etc.), la désinfection des surfaces ou encore le nombre de manipulation du linge propre.
En intégrant les différentes règles liées au RABC, vous aurez non seulement la garantie d’optimiser la qualité microbiologique, mais aussi l’assurance d’utiliser un système de management des processus qui permettra :
– de protéger des publics fragiles (personnes âgées, enfants, etc.) ;
– une meilleure organisation du travail et une meilleure gestion du temps ;
– de prouver un sérieux et une efficacité reconnus ;
– de vous protéger en mettant en place une traçabilité documentaire.

La méthode relevant du RABC s’appuie donc sur une surveillance en matière de qualité et d’hygiène et peut vous éviter bien des soucis si vous la respectez. Les fournisseurs référencés sur le marché « gros matériel de buanderie » sauront vous conseiller et vous proposer des matériels adaptés, notamment pour équiper des zones sûres en matière d’hygiène. Un autre marché important pour compléter la mise en oeuvre de la démarche : les « produits d’entretien et d’hygiène professionnels » pour nettoyer les différentes surfaces en contact avec les impuretés et trouver des produits lessiviels de qualité professionnelle, et établir un plan d’hygiène préconisant les bons produits, les bonnes pratiques et les bonnes cadences de nettoyage.

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